Pâque

“Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des oliviers.  Ses disciples le suivirent. Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit: Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation.

Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. »

 

Cette coupe que Jésus doit boire à notre place, symbolise autre chose que les douleurs insoutenables de la flagellation et de la crucifixion. Elle ne représente pas non plus la douleur morale d’avoir été rejeté et méprisé  par son peuple, ni la déception terrible d’être abandonné par les siens.

Cette coupe que notre sauveur doit boire jusqu’à la lie, ce n’est pas autre chose que  la coupe de la colère de Dieu !

La coupe du  jugement de Dieu à l’encontre des pécheurs, jugement et condamnation que notre sauveur va devoir subir.

C’est cette pensée insupportable qui, en cette douce soirée de printemps, fait suer le sang sur sont front.

Entendons aussi ce cri déchirant de Jésus sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu pour quoi m’as-tu abandonné ? »

Mais ne nous imaginons pas que le Père a détourné la tête, et qu’il est resté figé dans son éclat majestueux.

Non! Car « Dieu était en Christ réconciliant le monde avec lui-même ».

C’est ainsi que nous pouvons dire à la suite de nombreux commentateurs que même pendant cet abandon total et réel Le Père et  le Fils étaient unis dans cet Amour indestructible, incompréhensible, ineffable, qu’ils portent à l’être humain.

 

« Le premier jour de la semaine Marie–Madeleine vient au tombeau dès le matin, alors qu’il fait encore sombre, et elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. »

 

Pâque c’est le drame de la croix ! »

Mais Pâque c’est aussi le miracle du tombeau vide !

Pâque c’est la fête de la résurrection… de la résurrection partagée.

Pâque c’est la fête de la délivrance et de la vie donnée par Le Seigneur, avec abondance et générosité, à ceux qui mettent leur foi et leur espérance dans l’Agneau de Dieu.

Si pour nous tout est grâce, n’oublions jamais le prix que cela lui a coûté !!!