La prière, respiration de l’âme, souffle du croyant, élan du cœur…

La prière est la forme la plus fondamentale de l’expérience religieuse. Le croyant ressent le besoin de s’approcher de Dieu, pour l’adorer ou pour lui présenter des requêtes et demander son aide. Un commentateur a dit  » la prière est le facteur vital de la foi. Celui qui croit prie. Celui qui prie croit. « 

 

Ce qui est remarquable c’est que cette « activité spirituelle » se retrouve dans toutes les religions. Elle en constitue même un élément essentiel.

On peut dire que toute l’histoire des religions met en lumière la conscience universelle qu’a l’homme de son besoin de Dieu. De cette conscience est née la prière. Tertullien (160-222) déjà constatait que les êtres humains prient dans tous les peuples.

Dans les saintes écritures, dès le début la prière apparaît comme la manifestation d’une relation personnelle de l’homme avec Dieu. Pour le croyant Dieu n’est pas une abstraction philosophique ou une invention nécessaire de l’esprit humain. Il est le Créateur de l’univers, celui qui le soutien; mais il est aussi Le Dieu personnel qui, dans sa souveraineté a voulu conserver ce lien spécial de relation avec l’être qu’il a créé à son image.

Pour rétablir cette relation, le Nouveau Testament nous révèle que Dieu est venu en Jésus-Christ réconcilier le monde avec lui-même.

Et ici nous avons une des caractéristiques fondamentales de la prière dans le christianisme : elle non seulement relation, mais elle est aussi communion.

Maintenant, privilège incroyable, le disciple du Christ s’adresse à Dieu comme un fils qui parle à son Père. Bien-sûr avec respect et humilité, car il parle à Dieu, mais aussi dans une communion intime et joyeuse.

« Heureux quand je te parle, et que de ma poussière,

Je fais monter vers toi mon hommage ou mon vœu,

Avec la liberté d’un fils devant son père

Et le saint tremblement d’un pécheur devant Dieu »   (A. Monod)

 

F.S.