S’il me manque l’amour…

« S’il me manque l’amour, je suis un métal qui résonne…» nous dit l’apôtre Paul dans un passage célèbre de sa lettre aux chrétiens de Corinthe.

Que serait notre monde égoïste et orgueilleux, rempli de haine, déchiré par les guerres, pétrifié par la peur de l’autre et l’intolérance, si au milieu de ce chaos ne brillait pas, comme la flamme vacillante d’une bougie, l’amour de Dieu et l’amour du prochain ?

Mais que serions-nous, si Dieu, l’essence même de l’amour, n’avait pas porté un regard de bonté et de miséricorde sur ce monde déchiré, perdu et souffrant ?

Que serions-nous s’il n’était venu, lui qui est « Le Tout-Autre », en Jésus-Christ se faire proche de chacun, en l’aimant jusqu’à donner sa vie ?

Que serions-nous, s’il n’était venu implanter dans nos cœurs une parcelle de son amour ?

 

Écoutons encore l’apôtre qui trace, comme en filigrane, le portrait du christ :

« L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil.

Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal.

L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit.

En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère. »