Supposition (1)

« Supposons que je parle toutes les langues des hommes et même celles des anges… » dit l’apôtre Paul. (1Corth13 :1)

Quel don que celui de la parole!
Pouvoir s’exprimer, communiquer…
Pouvoir parler à l’autre c’est jeter un pont entre lui et moi, c’est établir une relation et des échanges et donc, à chaque fois, la possibilité d’un enrichissement mutuel.
Mais c’est encore bien plus. C’est sortir de soi-même en allant vers l’autre, en donnant de la substance à l’invisible et à l’insaisissable. La parole donne de l’espace, du poids, de la couleur et de la vie aux pensées les plus abstraites.
Quel émerveillement pour des parents lorsqu’ils entendent leur petit articuler des mots qui donnent un sens à ce qui auparavant n’était que grognements, pleurs ou même gazouillis.

Et que dire alors des paroles qui véhiculent la Bonne Nouvelle ?
« Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles », nous dit le prophète.
Mais prononcer des paroles ineffables des paroles prodigieuses sans l’amour, ce ne sera que du bruit, du vent, chose vaine et inutile.
Car toute parole, même les plus belles louange à Dieu, même les témoignages les plus vibrants, donnés sans amour, sont inutiles, vains et stériles. Ils ne sont que bruit fugitif et volatile.
Parler, tout dire, tout expliquer, sans aimer, ce n’est que du Néant.

Seigneur donne-nous d’aimer comme toi !